Sympa l'arrivee a Sa Pa !

Publié le par On va ou ?

Nous sommes le 8 novembre, il s'agit de notre dernier jour a Hanoi. Apres avoir pris un petit dejeuner de friture et de Phu, la soupe vietnamienne, on se met en quete d'un cafe internet avec des ordinateurs en etat de marche ce qui n'est pas aussi simple qu'il n'y parait. Une fois ceci fait, on passe le debut d'apres-midi a la terrase de notre auberge a profiter de la biere gratuite en ecrivant des cartes postales.
On retourne ensuite vers le vieil Hanoi puis, en debut de soiree, on se rend a un spectacle de marionnette sur l'eau. Une fois au guichet, on constate avec effroi que le spectacle affiche complet mais, en demandant poliement a l'hotesse, on obtient tout de meme 2 places, des "extra seats" qui pourtant n'ont rien d'extra puisqu'il s'agit de chaises banales, le modele pliable a quatre pieds et un dossier. Comme quoi, il faut savoir insister parfois. L'orchestre qui accompagne les marionnettes ouvre le bal et on apprecie tout particulierement un solo de Dan Bau, un instrument monocorde local des plus envoutants. Autrefois, les femmes n'avaient pas le droit de l'ecouter afin qu'elles ne tombent pas sous le charme du musicien qui en jouait. Pendant environ trois quarts d'heures, les marionnettes occupent le devant de la scene. Elles flottent dans un bassin, animees par les marionettistes qui, caches derriere un rideau de bambou les dirigent avec des perches. Il faut une sacre dexterite pour assurer ainsi tout une representation. Certaines des marionnettes peuvent meme cracher de l'eau alors que d'autres portent des feux d'artifice.

On quitte un peu tard la representation et on doit se hater pour retourner a l'auberge et y recuperer nos affaires en achetant en chemin de quoi casser la croute dans le train. On se met en quete d'un taxi pour nous conduire a la gare, le premier qu'on croise refuse le prix qu'on lui propose, on ne cede toutefois pas et on continue notre recherche. Bien vite toutefois, on se rend compte que nous avons chipote pour quelques centimes d'euros et on se sent un peu bete. Le deuxieme taxi a donc la chance de nous trouver pret a payer le prix pour les touristes. vu la distance qui nous separait en fait de la gare, on regrettera finalement de ne pas y etre alle a pied. On passe ensuite la nuit en couchette pour se retrouver le lendemain vers 5h30 a Lao Chai.

Pour nous rendre a Sa Pa, il faut encore une heure de bus, mais cela aurait ete trop simple. Au lieu de prendre un bus "officiel" avec un joli ticket, on opte pour un mini-van. Grosse erreur d'autant que le prix etait le meme. On passe ainsi une heure a attendre que le mini-van se remplisse, en clair, on attend l'arrivee du train suivant venant d'Hanoi. Un couple de francais coince avec nous ne cesse de se plaindre, Garuche et moi ecoutons de la musique pour tuer le temps. Le van demarre enfin,  fait le tour de la place, s'arrete brievement puis traverse un pont. A un rond-point, il fait demi-tour et revoit la place que nous avions quitte il y a peu. On y marque une halte pour un autochtone grimpe a bord, a nouveau on fait le tour de la place puis, enfin, on sort de la ville puis de la vallee. Le temps est nuageux, on ne profite pas vraiment des paysages. Nous arrivons a Sa Pa mais pas tout a fait a bon port, le van nous lache au fond d'une impasse devant la porte d'un hotel dans l'espoir de recevoir une commission si nous y sejournons. Mais il ne faut pas pousser mamie dans les orties, surtout quand elle est en short et on ne perd pas de temps a tergiverser. On explique au chauffeur que vu le service auquel on a eu droit, il n'y a rien a negocier.

On atteint bientot la lace principale de Sa Pa ou se dresse une eglise et des stands de marchandises diverses, principalement, des souvenirs. On emprunte une rue ou se trouve une multitude de restaurants et de petits hotels. C'est au Lotus Lodge qu'on s'installe dans une bonne chambre et pour pas cher.
On se repose toute la matinee avant d'aller manger au marche. On y essaye la soupe de nouilles de riz locale avec du poulet pour Garuche et du porc pour moi. Il est a present temps de decouvrir les lieux plus en avant. Notre tentative de grimper a une colline qui surplombe la ville avorte alors qu'on croise un guichet qui collecte des droits d'entree. Il est deja tard et l'investissement ne nous parait pas justife compte tenu du temps qu'on pourra passer sur place. On marche ainsi au hasard des rues en direction d'une pagode a l'horizon. Les faubourgs sont un patchwork de residences batiesrecemment et de taudis en beton. Sur les etales des marches, des tetes de chiens, cuites mais toujours grimacantes attendent les gourmets. Alors qu'on approche de la pagode, on constate a regret que l'acces est clos par une grille, on fait donc demi-tour. Sur le retour, on glane des informations sur les randonnees dans les environs. On mange le repas du soir a un bon restaurant ou on goute un excellent vin cuit local avant de regagner nos penates.
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Publié dans VietNam

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