Nouvel an et retrouvailles

Publié le par On va ou ?

Je rejoins Masa comme prévu et apres un trajet en train, nous montons dans un bus qui nous conduit a sa ville natale Awa Shirahama dans la préfecture de Chiba, a deux heures de Tokyo. Il m'accueille dans la maison qu'il vient de se faire construire dans cette petite ville. Je vais y rester une semaine le temps de profiter de quelques balades dans les environs, de déguster les légumes de son potager et de découvrir son ancienne maison familiale. J'y fais la connaissance d'une partie de sa famille venue célébrer le nouvel an. Ce sera l'occasion d'un copieux repas ou on prepare des sushis et ou on m'abreuve de bière. Les Japonais ont la réputation d'être un peu froids mais je peux vous assurer que ce n'est pas le cas. Dites leur quelques mots dans leur langue, faite leur une petite démonstration de vos capacités a faire des nigiri-sushis et il n'y aura pas de problème. On vous gratifiera meme de "hooo et de 'heeee" coupes de "jouzu" (tu es doue).

Pouvoir ainsi decouvrir le veritable visage de Japonais, le honne ou "vrai sentiment", est un privilege, beaucoup de gens doivent se contenter du tatemae, le visage public, le masque que portent les Japonais la plupart du temps et derriere lequel il cache leurs emotions usant de courbettes et de sourires.

 

Je ponctue mon séjour a Awa Shirahama par quelques passages a Tokyo. Je me rends dans le vieux quartier de Asakusa ou la foule se bouscule au Senso Ji, un des plus importants temple de la ville. En me promenant dans les rues, je croise des jinrikisha, les pousse-pousses japonais qui font le bonheur des touristes puis je me balade un peu dans le parc de Ueno, le quartier voisin.
Un autre jour, je fais un passage a Meiji Jingu, l'autre temple très prise lors de la nouvelle année. Cette fois, la cohue est telle que des policiers régulent le trafic des piétons comme ils le ferraient pour des voitures. Ma patience a des limites aussi, je m'éclipse rapidement pour aller me promener dans le quartier de Omote Sando ou se trouvent toutes les boutiques de mode, grandes marques ou petites enseignes underground.
Cette première semaine s'écoule vite, il est deja temps de dire au revoir a Masa.

Je passe quelques jours a Tokyo ou je prends une chambre dans un petit hôtel du quartier de Ueno. Je prepare un peu mon voyage a venir et sert de guide a deux Sud Africains qui voulaient voir l'entrainement des suros. Il n'est pas simple de trouver les écoles qui ne sont indiquées nulle part, il faut demander aux locaux qui ont parfois tendance a se contredire mais apres quelques détours, on arrive tout de meme a profiter du spectacle des sumotoris, toujours aussi impressionnant.


J'ai aussi l'occasion de revoir la famille Suzuki qui m'avait heberge longuement lors de mon premier séjour au pays du soleil levant. Ils m'invitent a joindre leur equipe de foot pour faire quelques matchs durant le week-end… Je suis toujours aussi nul mais je fais de mon mieux. Il faut noter que les Japonais ne sont pas très "physiques" et tombent facilement quand j'essaie de leur chiper la balle. Je propose de faire la revanche au rugby mais cela n'a pas l'air d'emballer grand monde. Entre deux parties, j'en profite pour aller jouer avec les filles de Tomoe et Kyosuke, Ko-chan et Uta-chan qui ont sacrement grandis en trois ans. Pour se remettre de nos émotions, on va dans un restaurant se remplir la panse, il fallait bien ça.


Quelques jours apres, je retrouve Satoko, une Japonaise qui était venue étudier l'orgue au conservatoire de Toulouse. On passe l'apres-midi ensemble en compagnie d'une de ses amies a fouiller des magasins remplis de "japoniaiseries", gadgets en tout genre, en général totalement inutiles mais plutôt drôles si on a de l'argent a jeter par les fenetres. On passe la soirée dans un izakaya, un restaurant-bar ou les clients sont généralement servis dans leur pièce privative. J'avais oublie les joies du services a la japonaise, rapide, efficace et on ne peut plus poli, les brasseries parisiennes pourraient prendre exemple…

 

A noter egalement, un petit passage au magasin Sony ou on peut essayer les dernieres nouveautes de la marque.
Apres quelques jours a Tokyo, je retrouve mes marques facilement, les noms de stations de métro me reviennent, je reprends l'accent japonais pour me faire comprendre lorsqu'il faut employer des mots anglais, tout va bien, mais, j'ai envie de découvrir de nouvelles choses. Je ne m'etonne plus des regards fixe sur les ecrans des keitai, les telphonesportables ou des troupeaux d'hommes d'affaires entasses dans les rames de metro qui sont tout a la fois impecables le matin et titubants lorsqu'ils tentent de rentrer chez eux apres avoir du vider des verres en compagnies de leur chef apres le travail. Les cohortes d'ecoliers, pantalons sous les fesses pour les garcons et jupes "au-dessus" des fesses pour les filles sont toujours au rendez-vous. Tokyo n'a semble-t-il pas trop changee depuis mon dernier passage quoique... La Toukyou Sukai Tsuri, prononcez Tokyo Sky Tree, est en construction et en passe de devenir la plus haute tour de la ville devant la Tokyo Tower, copie orange et blanche de notre vieille Dame de fer nationale.

Enfin, je ne vais pas attendre 2011 que la construction soit achevee...

L'heure est venue de mettre les voiles vers le Takaguni (le "Haut pays"), les Alpes japonaises.

 

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Publié dans Japon

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