Arrivee dans leTakaguni, premiers pas dans la neige

Publié le par On va ou ?

Je me rends a la gare de Shinjuku a Tokyo d'ou je prends un premier train en retard, fait incroyable dans ce pays. Afin d'economiser, je n'ai achete des billets valables que pour les trains locaux, il me faut donc changer trois fois de train avant d'atteindre Matsumoto. La ville est celebre pour son chateau, un des rares a ne pas etre une replique en beton. La visite est interessante mais ayant deja visite Himeji (a l'ouest de Kyoto) je trouve celui-ci trop petit quoique le musee vaille le deplacement.Plus tard, je pousse la porte d'un restaurant dont le serveur semble un peu panique a la vue d'un gaijin (terme un peu pejoratif utiliser au lie de gaikokujin, l'etranger). Mais tout se passe pour le mieux lorsque je lui commande des basashis et de l'atsukan en japonais. Le basashi est une specialite des Alpes centrales, il s'agit de cheval cru, l'atsukan, c'est le sake chaud. Tout cela detent donc le dit serveur qui me fait gouter un autre sake du coin et me tape la causette. Alors que je demande l'addition, il va jusqu'a m'offrir de jolis dessins du restaurant, quelle bonne soiree !

 

Le bus qui me conduit vers Takayama traverse des paysages spectaculaires, avantageusement soulignes par la neige. J'en profite pour feliciter le conducteur d'avoir depose tous les passager sains et saufs a destination, vu la route, c'est une belle performance ! Je trouve une chambre dans un temple-inn, un temple qui fait aussi office d'auberge de jeunesse. Il parait que la piece ou je me trouve a ete construite specialement lors du passage de l'Empereur... Il doit etre bien gros l'Empereur parce-qu'il y a juste la place pour derouler mon futon au sol. Petite annecdote, ma chambre fait un angle du temple, j'ai donc deux "murs" (cloisons de papier de riz et de bois) qui donnent directement sur l'exterieur couvert d'une epaisse couche de neige. Passe encore, mais alors que j'essaye de fermer de maniere hermetique un petit panneau coulissant, celui-ci tombe dans un recoin de mur. Il me faudra une bonne demie-heure pour parvenir a le recuperer a l'aide de mes batons de marche, en me contorsionnant au travers de l'ouverture qui laisse a peine passer mes epaules. Bien sur, le probleme ne vient pas de mes epaules trop larges, non, c'est ce ridicule interstice qui est trop etroit.

 

Heureusement, il y a d'autres activites a Takayama que la peche au panneau de bois. Je passe donc quelques jours a explorer le vieux quartier de la ville ainsi que les temples alentours qui lui valent le surnom de "petite Kyoto", sous la neige, c'est charmant. Ca m'a aussi permis de faire des progres en patinage car la route recouverte de gel est devenue une veritable patinoire, un autochtone pourra temoigner, j'ai reussi une double vrille digne d'un Candeloro, bien que je n'ai pas la nuque longue et qu'en ce qui me concerne, j'ai termine ma figure le coeur battant a tout rompre et le visage blanc.

J'ai aussi pu visiter un village traditionnel, reconstitue en sauvant des maisons de la region. La ville vaut bien sa reputation, le cachet est indeniable.

 

Je n'oublie pas non plus mon passage a un restaurant de yakitori (brochettes de poulet) ou j'ai passe la soiree a discuter avec deux freres tres sympathiques qui m'ont genereusement offert a manger et a boire. Je me rappellerai longtemps des mimiques de celui qui ne parlait pas anglais et qui mimait les choses exactement comme on peut le voir dans les mangas ou les animes. Comme quoi, tout cela n'est pas que fiction. Cette agreable soiree aura aussi eu pour effet de me faire rentrer au temple apres le couvre-feu (22h30 !), heureusement que le moine etait magnianime.

Au rayon cuisine, j'ai fait honneur a la reputee viande de boeuf locale, hidaniku, qui d'apres les locaux est encore meilleure que le boeuf de Kobe. Quand on sait que ces boeufs sont laves a la biere... Ca laisse reveur ! Est-ce un moyen de justifier le prix ?

Autre surprise, le port de la mini-jupe continue meme sous la neige, elles sont rechauffees les Japonaises !

 

J'ai egalement eu l'occasion de faire connaissance avec une famille de Kiwis que j'ai laisse gagner aux cartes dans ma grande bonte, a moins que je n'ai mal compte le nombre de cartes jouees, passons. Ceci me valu en compensation une invitation a venir en Nouvelle Zelande. Je les ai prevenus... Quand on m'invite je viens, attention, c'est tout a fait serieux ! Certains ont ete surpris, meme six ans apres l'invitation, petit clin d'oeil a des amis autrichiens.

 

Mon exploration du "haut pays", le takaguni, continue en direction de Ueda ou m'attend ma premiere experience de couch-surfing japonaise.

 

sheep ice skating

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Publié dans Japon

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