Scooter, minorites et passage en fraude
A nous l'exploration des petits villages et la decouverte des minorites locales !
Mais le ventre vide et la tete pleine (si, si, il y en a la-dedans), on tombe, c'est une question de contre-poids et de gravite de la situation. Aussi, on se dirige en premier lieu vers le marche a la recherche d'un petit-dejeuner.
En chemin, une jeune Mhong, une minorite montagnarde tres presente dans cette region, nous aborde dans l'espoir de vendre quelques babioles. On refuse en lui disant que nous avons besoin de rien mais, abile negociatrice, la petite insiste et s'en suit une etonnante conversation :
- "Vous n'avez besoin de rien ?"
- "Non, non, nous avons tout ce qui nous faut !"
- "Ah ? Tu n'as pas besoin de ton t-shirt alors ? Tu peux me le donner ?" dit-elle a Garuche.
- Rires " Ah non desole, ca je le garde."
- "Mais pourquoi puisque tu n'as besoin de rien ?"
- "J'ai tout de meme besoin de mes vetements..."
- "Achete mon echarpe !"
- "Non merci, on va manger, la."
- "Plus tard alors... Quand tu reviens, tu achetes aupres de moi, okay ?"
On sourit et on s'eloigne alors qu'une petite voix atteint encore nos oreilles : "Plus tard hein, promis ?"
Des qu'on pose le pied dans la section du marche ou se trouvent les stands de nourriture, on est aussitot assailli de toute part par les differents proprietaires, on applique donc en alternance deux methodes de choix radicales, soit on choisit la personne qui ne nous a pas parle, soit comme c'est le cas aujourd'hui, on se cache, on observe de loin, puis on se dirige directement vers le stand qui nous a seduit. Et notre choix fut inspire, la patronne nous accueille avec un grand sourire et nous sert une tres bonne pate de riz accompagne de bouts de viande inconnue. Maintenant rassasies, nous nous mettons en route vers le village de Cat Ca. On y arrive apres une petite demie-heure de marche ou on appercoit de nombreuses rizieres, un peu tristes puisque le riz a deja etait recolte. A destination, on decouvre de charmantes petites maisons en bambou et en rotin. Une petite cascade se trouve a proximite et nous longeons la riviere ou se baignent des buffles afin de faire une boucle qui nous rammene a Sa Pa.
On se rend ensuite a l'office du tourisme pour d'une part, reserver une randonnee de deux jours dans les environs et d'autre part, pour louer un scooter. Il est trop tard pour la location et on se rabat vers un loueur de rue. On negocie dans la bonne humeur en lui expliquant qu'on aura encore recours a ses services demain pour nous conduire jusqu'a l'entree du parc national du Phan Xi Pang. L'affaire conclue, on enfile nos casques qui ressemblent plus a des casques de velo qu'a des casques de moto puis on enfourche notre machine diabolique a savoir un scooter 125cm cube a vitesses. Garuche joue le role du pilote pour le trajet aller vers Sa Phin un village Zao a une bonne demie-heure de Sa Pa. Tout se passe poour le mieux, malgre une pedale un peu capricieuse lors des retrogradages, le klaxonne lui fonctionne correctement. Alors que je filme depuis la place arriere notre folle chevauchee, on decouvre que la route est coupee devant nous, des ouvriers travaillent a refaire un pont au-dessus d'un petit cour d'eau. Pour le traverser, il faut donc passer par une passerelle, a savoir quelques planches de bois posees en travers du ruisseau, bien qu'on hesite un peu sur la facon de s'y prendre, Garuche passe l'obstacle sans soucis. Nous atteignons bientot le guichet qui collecte les droits d'entree au village mais comme celui-ci est ferme a cette heure, on fait quelques economies. Nous atteignons enfin Sa Phin et avant meme que nous ayonseu le temps de mettre pied a terre, nous voici encercles par huit femmes qui veulent nous servir de guides. De fait, il ne s'agit pas vraiment d'un choix. On les suit, chaqu'un encadre par quatre d'entre elles. Elles sont beaucoup plus accueillantes que leurs consoeurs de Sa Pa, tres souriantes et promptes a nous expliquer leurs occupations, la recolte du riz, etc. C'est donc sous bonne escorte qu'on visite quelques maisons traditionnelles avant bien entendu, de se voir presenter tout un tas de souvenirs. Comme tout s'est passe dans la bonne humeur, on achete un objet a chaqu'une en negociant tout de meme une somme globale qu'elles se repartiont. On recoit en echange de chaque achat un bracelet en cadeau qu'on s'empresse de mettre. Peut-etre que ceci nous servira de laisser-passer lorsqu'on croisera a nouveau d'autres vendeuses dans les rues ? Le soleil se couche et il est temps de rentrer car on ne veut pas trop rouler de nuit... On a oublie de tester les phares. Cette fois, c'est mon tour de prendre le guidon, je tourne la cle et constate que les phares fonctionnent, on se met donc en route. Bien que la nuit nous cueille a mi-parcours, le retour se passe bien, le franchissement du ruisseau etant a nouveau un succes. C'etait pour nous deux, la premiere fois qu'on conduisait un scooter a boite manuelle et je dois dire qu'on s'en est sorti avec les honneurs.
Ce soir, on se rempli le ventre de pates et de pizza, il faut bien faire une parenthese au milieu de tout ce riz.
En ce 11 novembre, on prend notre dejeuner comme la veille au marche et on constate deja que nos bracets ne nous epargnent pas les tentatives de vente forcee. On se fait ensuite conduire par notre loueur/taxi jusqu'a une chute d'eau sur le chemin du col qui conduit a l'entree du parc national du Phan Xi Pang, le point culminant du Vietnam a 3143m. L'endroit est sympathique meme si le site est jonche de detritus. Puis on termine a pied les quelques kilometres qui nous separe de la limite du parc.
La, nous entrons a l'office afin d'acheter les tickets mais la personne en charge ne comprend pas qu'on n'ait pas recours a un tour organise. Il nous dit que c'est dangereux ce qui ne manque pasde nous faire sourire. On lui explique qu'on a a la fois le materiel et l'experience necessaire, tout ce qu'on desire, c'est payer le droit d'entree. Il nous explique qu'il peut nous vendre un billet pour l'ascension du Phan Xi Pang qui est assez cher mais nous lui expliquons que ce n'est pas notre objectif, on veut seulement faire un tour dans la jungle et aller voir une cascade. Apres un court dialogue de sourds, je lui tends l'argent pour les billets qu'il nous propose mais il rencherit en expliquant que ceci ne suffit pas car, comme nous prevoyons de sortir du parc pres du village de Cat Ca, il faut egalement s'aquitter du droit d'entree au village. Immediatement, on repose les billets sur le comptoir et on demande a revoir notre argent. Une fois celui-ci de retour dans nos poches, le guichetier nous reconduit vers la sortie en nous expliquant que nous devons retourner a Sa Pa et joindre un tour. Garuche croise mon regard, on se tourne vers le guichetier en lui disant qu'on y va de ce pas.
Nous avions remarque a l'aller un petit sentier qui se glisse dans le parc cent metres plus loin et nous voici donc en train de rentrer frauduleusement dans le parc... On croise de nombreux petits refuges abandonnes et, meme si le sentier est praticable, on hesite un peu sur la direction a suivre, une chose est sure, le chemin qu'on etait suppose suivre longe une crete. Il nous faut donc prendre un peu de hauteur ce qu'on fait en remontant le long d'une trace laisse par un petit cour d'eau a present a sec. Maintenant sur la bonne voie, on tente de trouver la cascade en se servant de notre carte schematique recuperee a l'office du tourisme... Apres une heure de marche, on abandonne, il y a trop de petits chemins serpentants de gauche et de droite, plus que de l'orientation, c'est de la lotterie et ni Garuche, ni moi ne sommes de grands fans du lotto. On se dirige donc vers Cat Ca grace a la boussole puisque nous avions eu la prudente idee de bien reperer notre destination. On marche ainsi dans une longue descente au milieu d'une vegetation assez dense. On se demande si des mines n'ont pas un jour ete posees dans le coin... Mais il semble que le sentier qu'on suit soit relativement frequente par des locaux, il n'y a donc pas de risque.
Une fois revenus dans la vallee, on passe une colline puis on marque une pause pour casser la croute. On traverse ensuite quelques villages en essayant de se faire discrets mais les chiens nous reperent de loin. On sourit aux quelques personnes qu'on croise, meme aux poules, mais on ne s'attarde pas. Bientot, nous voici en vue de la riviere qui nous conduira jusqu'a Cat Ca. On croise quelques gamins avec qui on rigole puis alors qu'on passe le pont, je manque de me casser la figure en posant le pied la ou manque une planche. Allez savoir pourquoi, c'est a ce moment que je me rends compte que j'ai perdu mes lunettes de soleil. Enfin, j'avais deja perdu les miennes au Nepal et j'utilisais celles que m'avait laissees Flo. Je n'ai jamais perdu autant de choses que pendant ce voyage, c'est pathetique mais presque. Je rebrousse donc chemin et rattrape bientot les gamins qui, me voyant arrive a toute vitesse, s'amusent a se faire peur en me laissant approcher puis en detalant a toute vitesse dans de grands eclats de rire. Bientot, j'abandonne et je rejoins Garuche. Nous sommes a present tout proche d'un village entoure de rizieres et alors qu'on essaye de rejoindre une route plus frequente, je fais honneur a ma reputation et enfonce le pied dans la boue car ca faisait trop longtemps que cela ne m'etait pas arrive. Entre les maisonettes et les clotures des jardins, on ne parvient a trouver notre chemin, heureusement, on croise une vielle dame qui nous montre la voie vers Cat Ca. Le soleil doucement decline et on presse le pas. Enfin nous arrivons devant Cat Ca, personne ne nous demande de billet, je n'ai donc pas a sortir ceux qu'on avait achetes la veille en jouant au touriste idiot qui ne comprend rei na ce qu'on attend de lui. Le chemin vers Sa Pa est connu, ce soir, on dormira dans nos lits, c'est certain.
Alors qu'on coupe a travers les cultures pour eviter la route principale et profiter d'un paysage plus agreable, un fermier nous fait signe depuis sa maison. On s'y dirige et l'homme et son ami nous saluent et nous offrent du the vert tres fort. On passe ainsi un bon moment a boire plusieurs tasses en ecoutant le monologue de notre hote qui ne parle que le vietnamien. On ne peut pas communiquer mais ca n'est pas si grave, on passe un bon moment.
Ca y est, nous atteignons l'hotel et une bonne douche. Plus tard, alors que je rejoins Garuche sur la terrasse, je fais un faux mouvement dans l'escalier, mon genoux deja un peu fatigue me fait desormais officiellement mal. Un bon repas et un peu de repos me feront du bien avant de partir de bonne heure le lendemain pour notre attendu trek de deux jours...
Mais le ventre vide et la tete pleine (si, si, il y en a la-dedans), on tombe, c'est une question de contre-poids et de gravite de la situation. Aussi, on se dirige en premier lieu vers le marche a la recherche d'un petit-dejeuner.
En chemin, une jeune Mhong, une minorite montagnarde tres presente dans cette region, nous aborde dans l'espoir de vendre quelques babioles. On refuse en lui disant que nous avons besoin de rien mais, abile negociatrice, la petite insiste et s'en suit une etonnante conversation :
- "Vous n'avez besoin de rien ?"
- "Non, non, nous avons tout ce qui nous faut !"
- "Ah ? Tu n'as pas besoin de ton t-shirt alors ? Tu peux me le donner ?" dit-elle a Garuche.
- Rires " Ah non desole, ca je le garde."
- "Mais pourquoi puisque tu n'as besoin de rien ?"
- "J'ai tout de meme besoin de mes vetements..."
- "Achete mon echarpe !"
- "Non merci, on va manger, la."
- "Plus tard alors... Quand tu reviens, tu achetes aupres de moi, okay ?"
On sourit et on s'eloigne alors qu'une petite voix atteint encore nos oreilles : "Plus tard hein, promis ?"
Des qu'on pose le pied dans la section du marche ou se trouvent les stands de nourriture, on est aussitot assailli de toute part par les differents proprietaires, on applique donc en alternance deux methodes de choix radicales, soit on choisit la personne qui ne nous a pas parle, soit comme c'est le cas aujourd'hui, on se cache, on observe de loin, puis on se dirige directement vers le stand qui nous a seduit. Et notre choix fut inspire, la patronne nous accueille avec un grand sourire et nous sert une tres bonne pate de riz accompagne de bouts de viande inconnue. Maintenant rassasies, nous nous mettons en route vers le village de Cat Ca. On y arrive apres une petite demie-heure de marche ou on appercoit de nombreuses rizieres, un peu tristes puisque le riz a deja etait recolte. A destination, on decouvre de charmantes petites maisons en bambou et en rotin. Une petite cascade se trouve a proximite et nous longeons la riviere ou se baignent des buffles afin de faire une boucle qui nous rammene a Sa Pa.
On se rend ensuite a l'office du tourisme pour d'une part, reserver une randonnee de deux jours dans les environs et d'autre part, pour louer un scooter. Il est trop tard pour la location et on se rabat vers un loueur de rue. On negocie dans la bonne humeur en lui expliquant qu'on aura encore recours a ses services demain pour nous conduire jusqu'a l'entree du parc national du Phan Xi Pang. L'affaire conclue, on enfile nos casques qui ressemblent plus a des casques de velo qu'a des casques de moto puis on enfourche notre machine diabolique a savoir un scooter 125cm cube a vitesses. Garuche joue le role du pilote pour le trajet aller vers Sa Phin un village Zao a une bonne demie-heure de Sa Pa. Tout se passe poour le mieux, malgre une pedale un peu capricieuse lors des retrogradages, le klaxonne lui fonctionne correctement. Alors que je filme depuis la place arriere notre folle chevauchee, on decouvre que la route est coupee devant nous, des ouvriers travaillent a refaire un pont au-dessus d'un petit cour d'eau. Pour le traverser, il faut donc passer par une passerelle, a savoir quelques planches de bois posees en travers du ruisseau, bien qu'on hesite un peu sur la facon de s'y prendre, Garuche passe l'obstacle sans soucis. Nous atteignons bientot le guichet qui collecte les droits d'entree au village mais comme celui-ci est ferme a cette heure, on fait quelques economies. Nous atteignons enfin Sa Phin et avant meme que nous ayonseu le temps de mettre pied a terre, nous voici encercles par huit femmes qui veulent nous servir de guides. De fait, il ne s'agit pas vraiment d'un choix. On les suit, chaqu'un encadre par quatre d'entre elles. Elles sont beaucoup plus accueillantes que leurs consoeurs de Sa Pa, tres souriantes et promptes a nous expliquer leurs occupations, la recolte du riz, etc. C'est donc sous bonne escorte qu'on visite quelques maisons traditionnelles avant bien entendu, de se voir presenter tout un tas de souvenirs. Comme tout s'est passe dans la bonne humeur, on achete un objet a chaqu'une en negociant tout de meme une somme globale qu'elles se repartiont. On recoit en echange de chaque achat un bracelet en cadeau qu'on s'empresse de mettre. Peut-etre que ceci nous servira de laisser-passer lorsqu'on croisera a nouveau d'autres vendeuses dans les rues ? Le soleil se couche et il est temps de rentrer car on ne veut pas trop rouler de nuit... On a oublie de tester les phares. Cette fois, c'est mon tour de prendre le guidon, je tourne la cle et constate que les phares fonctionnent, on se met donc en route. Bien que la nuit nous cueille a mi-parcours, le retour se passe bien, le franchissement du ruisseau etant a nouveau un succes. C'etait pour nous deux, la premiere fois qu'on conduisait un scooter a boite manuelle et je dois dire qu'on s'en est sorti avec les honneurs.
Ce soir, on se rempli le ventre de pates et de pizza, il faut bien faire une parenthese au milieu de tout ce riz.
En ce 11 novembre, on prend notre dejeuner comme la veille au marche et on constate deja que nos bracets ne nous epargnent pas les tentatives de vente forcee. On se fait ensuite conduire par notre loueur/taxi jusqu'a une chute d'eau sur le chemin du col qui conduit a l'entree du parc national du Phan Xi Pang, le point culminant du Vietnam a 3143m. L'endroit est sympathique meme si le site est jonche de detritus. Puis on termine a pied les quelques kilometres qui nous separe de la limite du parc.
La, nous entrons a l'office afin d'acheter les tickets mais la personne en charge ne comprend pas qu'on n'ait pas recours a un tour organise. Il nous dit que c'est dangereux ce qui ne manque pasde nous faire sourire. On lui explique qu'on a a la fois le materiel et l'experience necessaire, tout ce qu'on desire, c'est payer le droit d'entree. Il nous explique qu'il peut nous vendre un billet pour l'ascension du Phan Xi Pang qui est assez cher mais nous lui expliquons que ce n'est pas notre objectif, on veut seulement faire un tour dans la jungle et aller voir une cascade. Apres un court dialogue de sourds, je lui tends l'argent pour les billets qu'il nous propose mais il rencherit en expliquant que ceci ne suffit pas car, comme nous prevoyons de sortir du parc pres du village de Cat Ca, il faut egalement s'aquitter du droit d'entree au village. Immediatement, on repose les billets sur le comptoir et on demande a revoir notre argent. Une fois celui-ci de retour dans nos poches, le guichetier nous reconduit vers la sortie en nous expliquant que nous devons retourner a Sa Pa et joindre un tour. Garuche croise mon regard, on se tourne vers le guichetier en lui disant qu'on y va de ce pas.
Nous avions remarque a l'aller un petit sentier qui se glisse dans le parc cent metres plus loin et nous voici donc en train de rentrer frauduleusement dans le parc... On croise de nombreux petits refuges abandonnes et, meme si le sentier est praticable, on hesite un peu sur la direction a suivre, une chose est sure, le chemin qu'on etait suppose suivre longe une crete. Il nous faut donc prendre un peu de hauteur ce qu'on fait en remontant le long d'une trace laisse par un petit cour d'eau a present a sec. Maintenant sur la bonne voie, on tente de trouver la cascade en se servant de notre carte schematique recuperee a l'office du tourisme... Apres une heure de marche, on abandonne, il y a trop de petits chemins serpentants de gauche et de droite, plus que de l'orientation, c'est de la lotterie et ni Garuche, ni moi ne sommes de grands fans du lotto. On se dirige donc vers Cat Ca grace a la boussole puisque nous avions eu la prudente idee de bien reperer notre destination. On marche ainsi dans une longue descente au milieu d'une vegetation assez dense. On se demande si des mines n'ont pas un jour ete posees dans le coin... Mais il semble que le sentier qu'on suit soit relativement frequente par des locaux, il n'y a donc pas de risque.
Une fois revenus dans la vallee, on passe une colline puis on marque une pause pour casser la croute. On traverse ensuite quelques villages en essayant de se faire discrets mais les chiens nous reperent de loin. On sourit aux quelques personnes qu'on croise, meme aux poules, mais on ne s'attarde pas. Bientot, nous voici en vue de la riviere qui nous conduira jusqu'a Cat Ca. On croise quelques gamins avec qui on rigole puis alors qu'on passe le pont, je manque de me casser la figure en posant le pied la ou manque une planche. Allez savoir pourquoi, c'est a ce moment que je me rends compte que j'ai perdu mes lunettes de soleil. Enfin, j'avais deja perdu les miennes au Nepal et j'utilisais celles que m'avait laissees Flo. Je n'ai jamais perdu autant de choses que pendant ce voyage, c'est pathetique mais presque. Je rebrousse donc chemin et rattrape bientot les gamins qui, me voyant arrive a toute vitesse, s'amusent a se faire peur en me laissant approcher puis en detalant a toute vitesse dans de grands eclats de rire. Bientot, j'abandonne et je rejoins Garuche. Nous sommes a present tout proche d'un village entoure de rizieres et alors qu'on essaye de rejoindre une route plus frequente, je fais honneur a ma reputation et enfonce le pied dans la boue car ca faisait trop longtemps que cela ne m'etait pas arrive. Entre les maisonettes et les clotures des jardins, on ne parvient a trouver notre chemin, heureusement, on croise une vielle dame qui nous montre la voie vers Cat Ca. Le soleil doucement decline et on presse le pas. Enfin nous arrivons devant Cat Ca, personne ne nous demande de billet, je n'ai donc pas a sortir ceux qu'on avait achetes la veille en jouant au touriste idiot qui ne comprend rei na ce qu'on attend de lui. Le chemin vers Sa Pa est connu, ce soir, on dormira dans nos lits, c'est certain.
Alors qu'on coupe a travers les cultures pour eviter la route principale et profiter d'un paysage plus agreable, un fermier nous fait signe depuis sa maison. On s'y dirige et l'homme et son ami nous saluent et nous offrent du the vert tres fort. On passe ainsi un bon moment a boire plusieurs tasses en ecoutant le monologue de notre hote qui ne parle que le vietnamien. On ne peut pas communiquer mais ca n'est pas si grave, on passe un bon moment.
Ca y est, nous atteignons l'hotel et une bonne douche. Plus tard, alors que je rejoins Garuche sur la terrasse, je fais un faux mouvement dans l'escalier, mon genoux deja un peu fatigue me fait desormais officiellement mal. Un bon repas et un peu de repos me feront du bien avant de partir de bonne heure le lendemain pour notre attendu trek de deux jours...
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