Quand billard rime avec brouillard...
Nous voici a l'office du tourisme attendant que notre guide passe nous chercher en mangeant des pains aux raisins vietnamiens, comprenez qu'il n'y a pas de raisin dedans mais des oignons. Nous savourons nos dernieres bouchees quand arrive le guide accompagne d'un couple de Suisses, nous faisons rapidement connaissance puis on se dirige vers un hotel recuperer un second couple, de Hollandais cette fois. Notre petit tour dans Sa Pa continue, c'est a present deux Australiens qui se joignent a nous. Tout se presente bien, tout le monde a l'air sympathique et notre guide semble avoir de l'humour. Il fait beau et la marche s'annonce donc sous les meilleurs hospices. Bien sur, plusieurs Mhong se sont rassembler afin de nous escorter jusqu'au village ou on passera la nuit. C'est un peu par gentillesse et aussi dans l'espoir de gagner un peu d'argent. Si les minorites on maintenant acces a l'education, on ne se prive pas de leur enseigner le capitalisme
On part a un rythme soutenu, Garuche et moi sommes dans les pas du guide, les autres nous suivent et nous n'avons pas vraiment le temps de discuter. Alors que la petite ville s'eloigne derriere nous, le paysage compose un tableau de cultures de divers legumes alors que des rizieres habillent les collines environantes. Nous longeons une riviere plus en contre-bas lorsque le Hollandais remonte tout le groupe au pas de course, rattrape le guide et lui demande, un peu essoufle, si on peut ralentir le rythme car il prefere, a raison, prendre le temps de profiter du paysage. C'est donc a une allure plus moderee que nous poursuivons la marche ce qui me convient car mon genou me fais souffrir a chaque descente. On apercoit une cascade, de petits hameaux, des buffles, d'autres Mhongs qui vacquent a leur occupations. Apres avoir franchit un pont, on marque une halte pour souffler un peu. C'est l'occasion de parler un peu plus avec les autres membres du groupes, chaqu'un se raconte comment il est arrive la, on echange egalement des conseils sur le Viet Nam, certains se trempent les pieds dans la riviere. On atteint un village ou l'on prend le repas de midi, des noodles avec de l'omelette. Garuche et moi partageons notre table avec le couple de Hollandais qui s'averent etre de sacres specimens, on ne devrait pas s'ennuyer. Alors que nous finissons nos plats, les Mhongs qui etaient aux agues font une premiere reelle tentative de vente, repoussee facilement grace a des "On verra plus tard..."
Si la premiere partie du parcours nous laissait loin de toute habitation, on en a traverse maintenant plusieurs. Apres une visite a une premiere ecole, on en croise une seconde ou des fillettes preparent un spectacle de danse. On profite donc de la repetition. Assis a l'ombre, je discute brievement avec d'autres touristes qui suivent le meme parcours. Une fois repartis, nous ne tardons pas a marquer un nouvel arret dans une maison ou on observe les outils utilises pour moudre les grains de riz ou realiser de l'indigo. Au fil du temps, la randonnee c'est transformee en balade, on papaute avec l'un ou l'autre a un rythme tranquille. Les Mhons, qui s'etaient laissees oublier, viennent nous trouver un a un pour vendre divers souvenirs. On entend le Hollandais crier "I am a liar, I am a liar !", une Mhong est venue lui rappeller qu'il avait dit a midi qu'il acheterait plus tard : "You said you buy later ! You are a liar !" et pour esquiver a nouveau, il prend cela a la rigolade en repettant le discours de la Mhong a tue-tete. Finalement, nous arrivons au village ou nous passerons la nuit.
Le homestay est en fait plus une auberge bien integree au village qu'une veritable maison traditionnelle. Garuche et moi sommes trop long a rechercher un lit et nous devons aller voir notre guide car nous n'en trouvons aucun. Lui decouvre un matelas double sous moustiquaire tout au fond du dortoir, sous la pente du toit. Garuche coupe court a toute mauvaise interpretation de nos camarades de chambree en clamant haut et fort que nous ne sommes pas homosexuels. Comme tout ce qui on entendu la remarque, je ne peux m'empecher de pouffer de rire tant le ton qu'il a prit etait hilarant.
Commence ensuite la soiree. On aligne des tables et on fait connaissance avec les autres groupes autour d'une biere. On rencontre ainsi Frederique, une symathique parisienne ainsi que Thomas et Emilie grands amoureux de la montagne, qui viennent de l'Aveyron. Il y aussi deux israelliennes assez locaces, un neo-zelandais, et un vieux couple d'Allemand peu bavards. Toujours aussi futees, les Mhongs choisissent ce moment pour revenir a la charge. Garuche explique a l'une d'entre elle qu'il est pret a lui acheter un costume traditionnel s'il y en a a sa taille. Elle promet de revenir demain.
Nos hotes ne tardent pas a nous servir un copieux repas compose de plusieurs plats locaux alors qu'un des guides se charge de servir a tout le monde un verre d'alcool de riz. On trinque tous ensemble une premiere fois puis, apres une courte pause vient une seconde tournee suivit a son tour par une autre et ainsi de suite jusqu'a epuisement du stock. La nourriture est bonne et bienvenue pour faire passer tout cet alcool. Tout le monde est de bonne humeur et detendu, ca parle de tout et de rien mais surtout de voyage. Une fois le repas fini, l'appel de la table de billard toute proche devient irresistible, Garuche et le Hollandais s'associent pour affronter Frederique et moi-meme. Le moins qu'on puisse dire est que la chance a sa part sur cette table. Le tapis a du affronter bien des epreuves et guide les billes la ou cela nous arrange le moins. La table ne peut etre horizontale vu l'etat des pieds et du sol ou elle repose. Enfin, les queues sont usees et bien sur il n'y a pas de bleu... Mais tout ca, on s'en moque, apres tout, c'est pratique pour justifier les coups rates ! Bien que nous ayons prit une bonne avance en debut de partie, Garuche et le Hollandais nous rattrapent et finissent par l'emporter. C'est sans doute du a son numero de clown perpetuel, il fait rire l'adversaire pour mieux le vaincre, quel fourbe ! Les parties, les rires et les bieres se suivent jusqu'a ce que peu a peu, les convives aillent se mettre au lit. Nous sommes les derniers couches.
Etonnament, je suis un des premiers leves, c'est peu etre du a ce coq qui claironne ou alors a cette forte odeur de fumee qui longe le toit, quelqu'un a allume un feu, c'est certain. Apres une douche et un bon the, je marche dans les environs alors que a peu, la brume se leve et engloutit bientot tout le paysage. Nous ne sommes encore que peu nombreux autour de la table mais deja, la vielle dame a laquelle Garuche avait commande un costume est la a nous observer. Elle tente de me vendre quelques bricoles mais je lui rappelle que je ne lui ai rien promis et que par contre, mon ami est toujours en train de dormir. Je tente de la convaincre d'aller le reveiller. Connaissant le specimen Garuche au reveil, cela aurait ete pour le moins folklorique... Une fois tout le monde debout, on deguste des crepes a la banane et au citron avant de partir nettement en retard sur le programme. Garuche s'est allourdi d'un pantalon a sa taille, ce fut donc une bonne affaire. Le brouillard est bien trop epais pour qu'on puisse profiter de la vue, du coup, on parle beaucoup. Le terrain boueux est tres glissant d'autant que le chemin est toujours en pente. Comme le dit si bien Fmurr dans "Le genie des alpages", "Monter, descendre ca glisse pareil !". Il a entierement raison et une des israellienne n'a de cesse de deraper et de finir les fesses par terre, heureusement sans mal et avec le sourire. Si je conserve mes appuis, mon genou persiste a me jouer des tours ce qui commence a m'agacer. On traverse une foret de bambous plus praticable puis on debouche au niveau d'une cascade. La fin de la marche ne se trouve plus qu'a une cinquantaine de metre apres une derniere descente ou je me vois encadre par le couple d'Allemands pas droles qui affichent un visage blanc de peur a chaque pas et, d'autre part, par le son sourd de l'Israelienne qui chute continuellement mais toujours dans la bonne humeur. Ca y est, il est temps de prendre le repas de midi et de repousser une derniere fois nos increvables vendeuses qui nous auront suivi tout du long. On prend rendez-vous avec Frederique, Thomas et Emilie lors de notre retour a Sa Pa.
Une fois a notre hotel, on a juste le temps de prendre nos douches et de faire la lessive avant que Frederique vienne toquer a la porte. Notre chambre ressemble plus a une buanderie qu'a un dortoire, comme a notre habitude, nous faisons secher le linge a l'interieur suspendu a notre corde de dix metres tendue au-travers de la chambre. Je donne avec plaisir quelques uns de mes cachets contre le paludisme qui m'ont tordu le ventre a Frederique. Elle s'inquiete de s'etre fait piquer par des mousitques. De mon cote, je n'ai pas repris un seul de ces medicament depuis notre depart de Kathmandu et je m'en porte bien ! On se met en route vers un cafe nomme "Chocolat et baguette", tout un programme. On prend tous un chocolat chaud ou un bon cafe mais, alors que Frederique et moi penchons pour des viennoiseries, Garuche commande des nems au fruits de mer... Que voulez-vous, quand on nem on ne compte pas ! Mais c'est deja l'heure de faire nos adieux a Frederique qui reprend le train vers Hanoi. On retourne a l'hotel en attendant Thomas et Emilie qui frappent sur les coups de sept heures. Vous remarquerez que nous avons ete tres abiles pour les rendez-vous, ce sont les autres qui se deplacent, nous, on bulle ! On se met en quete d'un restaurant avec une seule requete, pouvoir boire un verre de pastis. Cela n'est pas trop difficile au Vietnam meme s'il nous faudra plusieurs essais. On mange en partageant nos experiences du Vietnam car Thomas y etait deja alle il y a trois ans. On parle aussi de montagne puisque le couple travaille en station de ski durant tout l'hiver. Apres une bonne soiree, nous tirons notre reverence. Demain nous partons pour Dien Bien Phu et comme toujours, les departs sont assez matinaux.
On part a un rythme soutenu, Garuche et moi sommes dans les pas du guide, les autres nous suivent et nous n'avons pas vraiment le temps de discuter. Alors que la petite ville s'eloigne derriere nous, le paysage compose un tableau de cultures de divers legumes alors que des rizieres habillent les collines environantes. Nous longeons une riviere plus en contre-bas lorsque le Hollandais remonte tout le groupe au pas de course, rattrape le guide et lui demande, un peu essoufle, si on peut ralentir le rythme car il prefere, a raison, prendre le temps de profiter du paysage. C'est donc a une allure plus moderee que nous poursuivons la marche ce qui me convient car mon genou me fais souffrir a chaque descente. On apercoit une cascade, de petits hameaux, des buffles, d'autres Mhongs qui vacquent a leur occupations. Apres avoir franchit un pont, on marque une halte pour souffler un peu. C'est l'occasion de parler un peu plus avec les autres membres du groupes, chaqu'un se raconte comment il est arrive la, on echange egalement des conseils sur le Viet Nam, certains se trempent les pieds dans la riviere. On atteint un village ou l'on prend le repas de midi, des noodles avec de l'omelette. Garuche et moi partageons notre table avec le couple de Hollandais qui s'averent etre de sacres specimens, on ne devrait pas s'ennuyer. Alors que nous finissons nos plats, les Mhongs qui etaient aux agues font une premiere reelle tentative de vente, repoussee facilement grace a des "On verra plus tard..."
Si la premiere partie du parcours nous laissait loin de toute habitation, on en a traverse maintenant plusieurs. Apres une visite a une premiere ecole, on en croise une seconde ou des fillettes preparent un spectacle de danse. On profite donc de la repetition. Assis a l'ombre, je discute brievement avec d'autres touristes qui suivent le meme parcours. Une fois repartis, nous ne tardons pas a marquer un nouvel arret dans une maison ou on observe les outils utilises pour moudre les grains de riz ou realiser de l'indigo. Au fil du temps, la randonnee c'est transformee en balade, on papaute avec l'un ou l'autre a un rythme tranquille. Les Mhons, qui s'etaient laissees oublier, viennent nous trouver un a un pour vendre divers souvenirs. On entend le Hollandais crier "I am a liar, I am a liar !", une Mhong est venue lui rappeller qu'il avait dit a midi qu'il acheterait plus tard : "You said you buy later ! You are a liar !" et pour esquiver a nouveau, il prend cela a la rigolade en repettant le discours de la Mhong a tue-tete. Finalement, nous arrivons au village ou nous passerons la nuit.
Le homestay est en fait plus une auberge bien integree au village qu'une veritable maison traditionnelle. Garuche et moi sommes trop long a rechercher un lit et nous devons aller voir notre guide car nous n'en trouvons aucun. Lui decouvre un matelas double sous moustiquaire tout au fond du dortoir, sous la pente du toit. Garuche coupe court a toute mauvaise interpretation de nos camarades de chambree en clamant haut et fort que nous ne sommes pas homosexuels. Comme tout ce qui on entendu la remarque, je ne peux m'empecher de pouffer de rire tant le ton qu'il a prit etait hilarant.
Commence ensuite la soiree. On aligne des tables et on fait connaissance avec les autres groupes autour d'une biere. On rencontre ainsi Frederique, une symathique parisienne ainsi que Thomas et Emilie grands amoureux de la montagne, qui viennent de l'Aveyron. Il y aussi deux israelliennes assez locaces, un neo-zelandais, et un vieux couple d'Allemand peu bavards. Toujours aussi futees, les Mhongs choisissent ce moment pour revenir a la charge. Garuche explique a l'une d'entre elle qu'il est pret a lui acheter un costume traditionnel s'il y en a a sa taille. Elle promet de revenir demain.
Nos hotes ne tardent pas a nous servir un copieux repas compose de plusieurs plats locaux alors qu'un des guides se charge de servir a tout le monde un verre d'alcool de riz. On trinque tous ensemble une premiere fois puis, apres une courte pause vient une seconde tournee suivit a son tour par une autre et ainsi de suite jusqu'a epuisement du stock. La nourriture est bonne et bienvenue pour faire passer tout cet alcool. Tout le monde est de bonne humeur et detendu, ca parle de tout et de rien mais surtout de voyage. Une fois le repas fini, l'appel de la table de billard toute proche devient irresistible, Garuche et le Hollandais s'associent pour affronter Frederique et moi-meme. Le moins qu'on puisse dire est que la chance a sa part sur cette table. Le tapis a du affronter bien des epreuves et guide les billes la ou cela nous arrange le moins. La table ne peut etre horizontale vu l'etat des pieds et du sol ou elle repose. Enfin, les queues sont usees et bien sur il n'y a pas de bleu... Mais tout ca, on s'en moque, apres tout, c'est pratique pour justifier les coups rates ! Bien que nous ayons prit une bonne avance en debut de partie, Garuche et le Hollandais nous rattrapent et finissent par l'emporter. C'est sans doute du a son numero de clown perpetuel, il fait rire l'adversaire pour mieux le vaincre, quel fourbe ! Les parties, les rires et les bieres se suivent jusqu'a ce que peu a peu, les convives aillent se mettre au lit. Nous sommes les derniers couches.
Etonnament, je suis un des premiers leves, c'est peu etre du a ce coq qui claironne ou alors a cette forte odeur de fumee qui longe le toit, quelqu'un a allume un feu, c'est certain. Apres une douche et un bon the, je marche dans les environs alors que a peu, la brume se leve et engloutit bientot tout le paysage. Nous ne sommes encore que peu nombreux autour de la table mais deja, la vielle dame a laquelle Garuche avait commande un costume est la a nous observer. Elle tente de me vendre quelques bricoles mais je lui rappelle que je ne lui ai rien promis et que par contre, mon ami est toujours en train de dormir. Je tente de la convaincre d'aller le reveiller. Connaissant le specimen Garuche au reveil, cela aurait ete pour le moins folklorique... Une fois tout le monde debout, on deguste des crepes a la banane et au citron avant de partir nettement en retard sur le programme. Garuche s'est allourdi d'un pantalon a sa taille, ce fut donc une bonne affaire. Le brouillard est bien trop epais pour qu'on puisse profiter de la vue, du coup, on parle beaucoup. Le terrain boueux est tres glissant d'autant que le chemin est toujours en pente. Comme le dit si bien Fmurr dans "Le genie des alpages", "Monter, descendre ca glisse pareil !". Il a entierement raison et une des israellienne n'a de cesse de deraper et de finir les fesses par terre, heureusement sans mal et avec le sourire. Si je conserve mes appuis, mon genou persiste a me jouer des tours ce qui commence a m'agacer. On traverse une foret de bambous plus praticable puis on debouche au niveau d'une cascade. La fin de la marche ne se trouve plus qu'a une cinquantaine de metre apres une derniere descente ou je me vois encadre par le couple d'Allemands pas droles qui affichent un visage blanc de peur a chaque pas et, d'autre part, par le son sourd de l'Israelienne qui chute continuellement mais toujours dans la bonne humeur. Ca y est, il est temps de prendre le repas de midi et de repousser une derniere fois nos increvables vendeuses qui nous auront suivi tout du long. On prend rendez-vous avec Frederique, Thomas et Emilie lors de notre retour a Sa Pa.
Une fois a notre hotel, on a juste le temps de prendre nos douches et de faire la lessive avant que Frederique vienne toquer a la porte. Notre chambre ressemble plus a une buanderie qu'a un dortoire, comme a notre habitude, nous faisons secher le linge a l'interieur suspendu a notre corde de dix metres tendue au-travers de la chambre. Je donne avec plaisir quelques uns de mes cachets contre le paludisme qui m'ont tordu le ventre a Frederique. Elle s'inquiete de s'etre fait piquer par des mousitques. De mon cote, je n'ai pas repris un seul de ces medicament depuis notre depart de Kathmandu et je m'en porte bien ! On se met en route vers un cafe nomme "Chocolat et baguette", tout un programme. On prend tous un chocolat chaud ou un bon cafe mais, alors que Frederique et moi penchons pour des viennoiseries, Garuche commande des nems au fruits de mer... Que voulez-vous, quand on nem on ne compte pas ! Mais c'est deja l'heure de faire nos adieux a Frederique qui reprend le train vers Hanoi. On retourne a l'hotel en attendant Thomas et Emilie qui frappent sur les coups de sept heures. Vous remarquerez que nous avons ete tres abiles pour les rendez-vous, ce sont les autres qui se deplacent, nous, on bulle ! On se met en quete d'un restaurant avec une seule requete, pouvoir boire un verre de pastis. Cela n'est pas trop difficile au Vietnam meme s'il nous faudra plusieurs essais. On mange en partageant nos experiences du Vietnam car Thomas y etait deja alle il y a trois ans. On parle aussi de montagne puisque le couple travaille en station de ski durant tout l'hiver. Apres une bonne soiree, nous tirons notre reverence. Demain nous partons pour Dien Bien Phu et comme toujours, les departs sont assez matinaux.
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