Pas sage a la frontiere chinoise

Publié le par On va ou ?

Nous sommes le 9 septembre et le moment de dire adieu a la Mongolie est venu. Le bilen est tres positif mais si nous avons toujours un contentieux a regler avec ce tres cher (trop cher devrais-je dire) Gansukh...

Pour l'heure, on se hate pour partir tot afin d'etre sur de franchir la frontiere avant qu'elle ne ferme. Ganba et Gary ont change une roue pendant qu'on prenait le petit dejeuner et nous ont signale que la suspension arriere etait definitivement hors d'usage, on s'inquiete donc un peu.

Apres quelques minutes sur la piste, on a plus l'impression de voguer que de rouler, on s'arrete brusquement. Ganba inspecte le van... On a perdu deux boulons a la roue qui a ete remplace ce matin... Gary a encore fait des siennes, il a oublie de resserrer les vis. Il faut donc prelever un ecrou sur une autre roue avant de repartir. Tres rapidement, on marque un nouvel arret, c'est la roue de secours qui cette fois, manque a l'appel. Son attache a cede, on la rentre donc en cabine avec nous alors que le support sous le van est fixe avec une sangle volee a un des matelas de camping. On devine que Ganba en a un petit marre car lorsque qu'on remonte la piste en sens inverse a la recherche de la roue, il laisse Gary nous rejoindre a pieds.
On repart et plus loin, on s'arrete a nouveau environ une heure plus tard. Sans suspension, la mecanique est soumise a rude epreuve et Ganba doit bricoler au mieux quelques reparations de fortune. Les supports de silent-blocks sont tordus et on ira pas trop regarder plus loin pour le moment.
On avance dont lentement mais pas vraiment surement, helas.

Fort heureusement, la chance nous sourit et nous arrivons sans autre encombre a bon port. Le van peut etre mis a la casse ou presque, seul le moteur fonctionne encore correctement. Il nous faut faire un bref passage a la poste pour envoyer les dernieres cartes postales. On doute qu'elle arrive, l'agent au comptoir nous dit aurevoir alors qu'il n'avait toujours pas mis de timbres dessus et semblait plus interessait par son telephone portable que par notre etrange requete de touriste.
On mange un morceau en compagnie de Gary pendant que Ganba confie son van a un autre chauffeur qui nous conduira en Chine dans un petit 4x4 en a peine meilleur etat que notre van. Le personnage est repugnant a souhait, heureusement qu'on a pas a le supporter bien longtemps. On change ce qui nous reste de monnaie mongole a un homme gare sur le parking de la gare puis on met le cap vers la frontiere.

La sortie de Mongolie se fait sans encombre. Seul l'agent de police qui controle Garuche et moi est un peu seche, ce n'est pas elle qui nous donnera envie de revenir dans ce pays.

L'entree en Chine est plus delicate. On passe d'abord un controle sanitaire ou on prend notre temperaturea l'aide d'un appareil de la taille d'un stylo pointe entre nos deux yeux. Flo et moi reussissons le test mais Garuche doit en passer un second avec un thermometre place sous l'aisselle pour confirmer la temperature. Cette fois-ci c'est la bonne et la sympathique agent nous laisse passer jusqu'au controle des passeports.

Cette fois, les roles sont inverses, ce sont Flo et moi qui avons des soucis. Le coin du plastique recouvrant nos photos sur les passeports sont un peu dechires. Il nous faut donc suivre des officiers dans une salle a l'ecart. Cette histoire de photo peoccupe enormement les policiers, ils inspectent nos passeports sous tous les angles, nous demandent d'autres pieces d'identite et fouillent nos sacs. Ils dechirent de plus en plus la deja fragile pellicule photo, il est maintenant impossible de cacher ce probleme et on croise les doigts qu'ils n'arrachent pas la photo. Je predis de futurs problemes au passage de frontiere.
Finalement apres un long moment a attendre et a entendre toujours les meme questions, ils me demandent de signer un papier vierge pour verifie que ma signature corresponde a celle qui est inscrite sur le passeport. Le test est comcluant et on peut enfin partir. Je suis assez enerve car je crains que mon passeport soit maintenant inutilisable. Je prends les paris, le passage des frontieres laossiennes et cambodgienne sera folklorique !

On atterit dans un hotel chinois ou nous conduit Ganba. La receptionniste qui note les references de nos passeports n'en prend aucun soin. Je lui demande plusieurs fois d'y faire attention sans que cela ne change rien, je fini donc par ne pas pouvoir contenir certaines injures et tape finalement moi-certaines informations sur son clavier.

Peu apres nous sommes dans notre chambre avec enfin une douche chaude. Pour Flo et moi, c'est la premiere depuis presque 4 semaines !

On mange dans un petit restaurant avec Gary et Ganba, ils ne sont pas chiche pour ce dernier repas entre nos compagnie et on a droit a plusieurs plats sur latable, ils nous offrent meme les bieres !

Ca y est, nous sommes dans nos lits confortables, sains (au mons autant qu'en quittant la France) et saufs.
A nous la Chine !!!



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Publié dans Mongolie

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