La Chine... Papiers s'il vous plait !

Publié le par On va ou ?

Apres un passage de frontiere un peu complique et une nuit de repos, nous ouvrons nos yeux en Chine en ce 10 septembre. Garuche et Flo parcourent un peu le marche de la ville en compagnie de Ganba a la recher de souvenir prendant que je me rends sur internet. Nous attendons des nouvelles de Gary qui est sense s'etre charge de l'achat de nos billet de bus pour Beijing.
A 14h, heure suppose de notre depart, nous sommes toujours en train d'attendre dans notre chambre d'hotel lorsque Ganba fait irruption. Gary a apparement reserve sans toutefois les payer des billets pour le bus de 15h30... On se hate de prendre un taxi vers la gare routiere. La, Gamba regle nos billets avec son salaire car Gansukh ne lui a pas avancer

l'argent necessaire. Celui-la, on l'adore !
Apres un rapide en cas, on grimpe dans le bus ou nous allons passer la plupart de la nuit puisqu'on doit arriver a Beijing vers 5h du matin. Nous avons tous nos couchettes dans le fond du bus, on ressent donc beaucoup mieux les chocs mais avec notre entrainement en Mongolie, on dormirait dans des auto-tamponeuses.
Apres une petite heure de route et avoir croise un etonnant alignement de statues de dinosaures dressees dans la plaine, le bus se fait stoppe. Des policiers y montent pour controller tous les papiers d'identites, on s'etait pourtant deja fait controler par le chauffeur du bus. On reprend ensuite la route jusqu'a une pause pour le repas du soir dans

un restaurant pour routiers pas sympa (le restaurant pas les routiers, vous me suivez bien).  On boycotte d'ailleurs car le personnel est tout sauf aimable. Les heures passent encore jusqu'a ce qu'a l'approche de Beijing le bus s'arrete a un nouveau controle, decidement ici, c'est un sport national le controle de papiers.
Finalement, on arrive sans autres encombre a bon port et apres avoir un peu galere a trouver un taxi qui comprenne ou on voulait aller, on gagne enfin de vrais lits a l'auberge du Happy Dragon. Ah, j'ai faillit oublie, nos passeports et visas ont bien sur duement ete verifies a notre inscription, mais vous vous en doutiez n'est-ce pas ?

Apres un petit dejeuner de fritures, on se rend dans une rue pietonne remplie de petites boutiques en vue de futurs achats. De la, on pousse notre ballade jusqu'au temple de Confucius. Il s'agit d'un tres bel endroit qui comprend de nombreuses stelles et des petites pagodes d'un cote et de l'autre un temple ceinture par un fosse rempli en cette saison de nenuphars, d'ou Confucius dispense son enseignement. Pour info, c'etait le tout premier a revendiquer un enseignement libre et gratuit pour tous. Et c'etait avant que la Sainte Vierge n'est meme songe a devenir maman, en fait elle etait surement pas nee mais treve d'heresie, reprenons le fil de laine de l'histoire.
C'est au temple des lamas qu'on s'est ensuite rendu, la, c'est une succesion de templs assez imposant abritant les differentes representations de Buddha. On y croise effectivement quelques Lamas et on se noit dans les volutes d'encens, un avant gout du Nepal.

Faisant suite a ces tres culturelles visites, on prend le metro pour nous rendre a la rue de la soie, un ammoncellement de petites echoppes qui escroquent a qui mieux mieux le touriste credule. L'objectif est de trouver des chaussures et des chaussettes pour Flo. Pendant qu'il essaye et negocie, Garuche et moi arpentonsles allees. De toute part, on nous propose de tout et n'importe quoi, tous les types d'habits, de toute les marques... On prend ca a la rigolade, Garuche marche en criant "Dollards, dollards !! pour rythmer ses pas, de mon cote, je tente de le faire comprendre que je ne m'appelle Louis Vuton mais Ben. Il est temps de retourner au backpacker.

Flo et Garuche vont se faire masser pendant que j'essaye de mettre le blog a jour. A leur retour, ils sont contents mais il semble qu'il fut plus question de machage que de massage. Ca a ete tres douloureux mais c'etait bon.

En compagnie de Garuche, je vais ensuite essayer une specialite chinoise a savoir les brochettes de scorpions. Ils sont tres frais, le vendeur nous montre des boites remplies de grouillants insectes. Enfin, une fois fris, ils font moins les malins les scorpions et se laissent manger sans soucis. Apres ces amuses bouches, Flo nous rejoint et on se rend cette fois dans un vrai restaurant ou on commande grace a l'angalis hesitant du patron et d'un client.

Nous sommes deja le 12 septembre et il nous reste beaucoup a voir. On part au palais d'ete reconstruit pres de la ville apres que les troupes franco-anglaises aient detruit la premiere version a coups de canon. Ils etaient moins nombreux a l'epoque les Chinois parce que de nos jours, je serais curieux de savoir ce que dirait mOssieur Sarko si les touristes

chinois sciaient la tour Eiffel... Moi je paris qu'il les traiterait de petits cons et que ca serait tout. Meme teignieux, un petit homme tout seul face a 1.5 milliard, hi hi hi, ca n'aurait meme pas le temps d'etre drole.
Bref, je m'egare, le palais d'ete nouvelle version est tres joli borde par un lac avec une ile qui abrite un temple. Il se dresse sur le versant d'une colline alors que l'autre est occupe aussi par de beaux batiments et un parc. On finit a peine de visiter tout ca en debut d'apres-midi ou l'on decide de prendre un bateau pour atteindre l'ile et traverser le pont

qui nous conduit vers une des sorties du palais.
Notre prochaine destination est un quartier commercial dedie a l'electronique pour faire quelques achats. On y englouti rapidement des noodles avant de se lancer a l'attaque du magasins. On negocie ferme, notre technique est rode. On divise le prix annonce par 2 au mois. Le but est que le vendeur dise "Non, ce n'est pas possible." De la, on avance encore poliment quelques arguements puis on tourne les talons en disant "Tant pis. Au revoir."
A quelques stations de metro de la, c'est au site olympique qu'on rend unevisite. On y admire le celebre stade au design de nid d'oiseau et on observe le batiment abritant les bassins de natation qui deja, se delabre. Il semble que ces infrastructures n'aient pas ete prevues pour durer.
Une fois de retour a l'auberge, Flo et Garuche se preparent pour passer lasoiree avec des amies de Flo qui passent 6 mois a Beijing pour leurs etudes d'architectes. Apres avoir mange, ils partent donc faire la bringue pendant que je me repose a l'hotel entre livre et internet. Pour information, il faut aussi presenter son passeport pour utiliser un ordinateur dans un cybercafe comme ca, on est sur d'etre bien flique !

Suite a la bringue, les deux comperes font la grasse matinee alors que je m'echine encore a vouloir rattraper le retard du blog. En debut d'apres-midi, on retourne dans la rue pietonne ou on avait fait du reperage pour acheter des chemises puis de la, on se rend dans un magasin de the et on poursuit en passant devant la drum tower, une tour qui servait a indiquer l'heure grace aux battement des tambours. On longe ensuite un lac cerne par les restaurants et les bars jusqu'a plus soif. On continue notre route vers le lac Beihai qui abrite la White Dagoba, qui se dresse sur une colline. Helas, lors de notre passage, l'entree est impossible.
Alors que le soleil devient bas, on se dirige vers l'opera, batiment recent qui reflete le soleil mais suite a une meteo quelque peu nuageuse, nous ne profiterons pas de la superbe vue esperee.
On marche a present le long de la place Tian An men, la place de la paix celeste. Celeste seulement, au Tibet, c'est moins urgent. Avec l'approche des celebrations des 60ans du communisme en Chine, des gradins ont ete dresses en face de la place, de part et d'autre du portrait de Mao qui pend a l'entre de la cite interdite.
On termine notre journee en descendant une rue entierement renovee, toute illuminee de jaune et qui a un je ne sais quoi d'ambiance far-west (ne me demandez pas pourquoi, c'est comme ca). Dans cette rue se trouve la reference du canard laque, un restaurant de 125 ans d'existence dans le quel on prend le menu complet. On y passe un moment a savourer chaque bouchee, a vanter ce fabuleux canard... On a meme oser la comparaison avec les canards gersois mais le resultat du debat est confidentiel.

Aujourd'hui est un grand jour, on part tres tot pour la Grande Muraille. Ca c'est la classe ! Apres trois heures de bus, on profite de 4 petites heures de marche sur la gigantesque merveille du monde. Le spectacle est grandiose tout du long, on evite meme les hordes de touristes. Apres le canard laque, c'est vraiment une chose a faire en Chine. Une fois de

retour a l'auberge on va manger, on prevoyait d'aller boire un verre ensuite en bordure de lac mais comme Garuche est un peu malade, on reporte.

Pour notre dernier jour en Chine, Flo et Garuche partent visiter lacite interdite pendant que je vais decouvrir la superbe et meconnue ambassade de France afin de faire une photocopie certifiee conforme. J'espre ainsi rendre plus facile les futurs passages de frontiere. Je me consolle aussi en me disant que j'ai deja vu la cite interdite cette hiver.

On se rejoint en milieu d'apres-midi pour se rendre a la poste et essayer d'envoyer un coli en France. Chaque objet qu'on place dansle colis est examine. Je ne peux pas y mettre un DVD que nous avait offert Yerkin au Kazakhstan car il n'y a pas d'ordinateur pour verifier son contenu. Nos sachets de the sont egalement refuses. Le paquet est enfin "scelle" a l'aide de bande en plastique. Houla la, que j'en ai marre de tous ces controles !!

Cette fois, on se rend pres du lac pour manger un morceau dans un restaurant avant de rejoindre les amies de Flo pour passer le restant de la soiree. On a eu droit dans un premier bar a un massacre de tympans organise par le chanteur et la chanteuse du bar avant de se resoudre a changer de lieu pour un endroit plus tranquille ou un petit groupe joue du reggae.

Ca y est, il est temps de quitter Beijing pour Kathmandu. On se rend a l'aeroport ou on perd un moment a faire la queue chez China Airlines alors que notre billet etait chez China Southern Airlines, dans un autre terminal. Heureusement, ceci n'a aucune consequence et nous prenons notre premier vol vers Changzou. Ensuite, il faut bien sur sortir de Chine a savoir, presenter son passeport et son visa... Je ne vous fais pas de dessin, j'ai eu besoin d'une grosse demie heure pour passer le controle le temps que mon passeport soit encore une fois analyse sous tout les angles et que mon sac soit fouille avec une rare minutie. il me fallu meme montrer les photos prises avec mon appareil. Mais ca y est, on en a finit de la paranoia chinoise, nous voila dans l'avion pour Kathmandu !!

Ceci est une histoire qui vous sera contee a notre retour de trek... Courage, plus que 27

jours a patienter !

 

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Publié dans Chine

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