Plateau du Bolaven

Publié le par On va ou ?

Nous voici donc a Pakse, tot le matin. La premiere chose a faire est simple, trouver un lit pour finir la nuit ! Mais pour cela il faut d'abord quitter la gare routiere ce qui prend pas mal de temps puisqu'on doit attendre l'arrivee d'un autre bus afin que le tuk-tuk soit complet et daigne enfin se rendre en ville. Une bonne heure plus tard nous arrivoons enfin dans un petit hotel, notre chambre n'a pas de fenetre mais le lit est assez grand pour qu'on puisse se reposer

Je ne parvient toutefois pas a dormir bien longtemps et je pars en ville vers le marche pour degoter une casquette qui me fait cruellement defaut vu le soleil du pays. Je croise aussi un barbier et y tente ma chance. Visiblement, l'homme est plius coiffeur que barbier, il se presente d'abord avec une paire de ciseaux mais apres que je lui ai explique que je voulais faire disparaitre totalement barbe et moustache, il s'empare d'un coupe-chou. Le travail est des plus hesitants et je ferme les yeux en pensant a autre chose en essayant de ne pas bouger pour ne pas lui compliquer la tache. Comme Garuche a Vientiane, je fini le travail moi-meme a la tondeuse avant de rejoindre Garuche a l'hotel.

On part manger un morceau puis on se rend dans une agence afin de se renseigner sur les possibilites d'exploration du plateau de Bolaven. Louer un van nous reviendrait cher aussi on se rabat sur une excursion organisee dont nous serons les seuls membres. Je me rends ensuite sur internet pendant que Garuche part a son tour explorer la ville. Il revient me trouver car un vieil homme du nom de Mike lui a propose une partie de "petang". On passe ainsi toute la soiree a jouer a la petanque et a offrir des bieres puisque, malgre tout nos efforts, on ne parvient pas a gagner une partie face aux habitues du coin. On s'en sort quand meme avec les honneurs d'autant que Mike est un tres fairplay adversaire qui nous complimente a chaque coup. On discute avec les autres joueurs et avec une Vietnamienne venue travailler de l'autre cote de la frontiere. On rigole beaucoup en expliquant a la jeune femme qui reve de partir en France, qu'elle ne devrait pas avoir trop de mal a y trouver un mari. Mike ira jusqu'a confectioner une bague a l'aide d'une tige de plante pour que je lui demande solennellement de m'epouser, il n'est pas question de se marier avec Mike bien sur mais avec la Vietnamienne, vous l'aurez compris. Tout le monde finit par se dire au revoir et il est temps de se mettre en quete de nourriture, nos estomacs etant passablement vides. Helas, tout est deja ferme et on doit se rabattre vers quelques paquets de chips trouves dans un tout petit magasin.

 

Notre excursion part de bonne heure, on a juste le temps d'engloutir une soupe de pate brulante avant le depart. On se rend d'abord a une fabrique de cafe ou on peut voir des ouvriers s'affairer a rateler les grains de cafes qui recouvrent le sol sur plusieurs centaines de metres. L'etape suivante est la cascade de Pha Suam qui comprend plusieurs petites chutes se deversqnt dans une cuvette. On peut aussi observer un soit disant village typique batit pour satisfaire la curiosite des touristes. Heureusement, notre jeune guide qui parle tres bien anglais puisqu'il excerce ce metier pour payer ses etudes d'anglais, rend la visite plus interessante en nous fournissant de nombreuses expliquations et en servant d'intermediaire avec les habitants. Notre derniere visite de la journee est les chutes de Tad Lo ou on prend le repas de midi. Celles-ci  s'etagent sur plusieurs niveaux de faible hauteur se qui permet a des locaux d'y pecher a l'aide de filets. On peut voir beaucoup d'enfants jouer dans l'eeau plus clame apres la cascade. Apres quelques heures de route, nous atteignons Pakxong dans l'apres-midi. Il n'y rien a voir ici et nous faignantons dans notre chambre jusqu'au soir. Notre guide et le chauffeur nous conduisent a un restaurant vietnamien.

 

En ce 2 decembre, on reprend la route vers l'Est jusqu"a passer la rivere Sekong puis on s'arrete a un vrai village ou on peut discuter un peu avec les habitants. Comme dans la plupart des villages Laossiens, les maisons sont herigees sur des pilotis, sous la maison sont stockees tout un tas de choses dont notamment des cercueils vides destines a recevoir les depouilles des aines lorsqu'ils s'eteindront. Les Laossiens sont des gens prevoyants. On decouvre ensuite les traditionnels elevages de porcs qui n'hesitent pas a aller chipper le riz de la recolte puis on observe quelques personnes travaillants dans les rizieres. Pour finir, on discute avec une vieille dame perchee sur le seuil de sa maison entouree de chats. Apres le village, on poursuit la route jusqu'a atteindre un site ou se dresse une relique de la guerre du vietnam a savoir un lance-missile destine a abattre les avions americains. La colture autour du site est fixee a des corps de bombes americaines qui pleuvaient abondamment du ciel a l'epoque ou nombre de troupes et de materiels transitaient par la piste Ho Chi Minh toute proche. Nousdevions nous rendre a une chute plus au Sud mais apparement, l'acces est impossible a cause de la pluie. On retourne donc a Pakxong pour un nouvel apres-midi de glandouille. Cette fois, on se rend a un restaurant Laossien pour le diner ou nous goutons une boisson locale preparee par le guide. Il s'agit d'une petite jarre contenant du riz fermente dans lequel il verse de la biere, on boit le melange a la paille en serrant les dents car les grains de riz se retrouvent inevitablement aspires par la paille. Une fois le repas termine, on entre dans un karaoke situe en face du restaurant... Non, ni Garuche, ni moi n'avons chante ! Encore aurait-il fallu pouvoir lire le laossien. On s'est donc contente d'ecouter notre guide entoner ses airs favoris avec, il faut le reconnaitre, un franc succes.

 

Pour notre derniere journee au plateau du Boloven, notre programme est un plus charge que la veille d'autant qu'il nous faut arriver a temps pour grimpe dans le bus qui se dirige vers les "4000 iles". On s'arrete d'abord a un marche ou je trouve une vielle piece de l'epoque coloniale puis on se met en route vers les chutes de Tad Yeuang. Les abors sont couverts de cultures de cafe, arabica et robusta, Garuche en priftent pour en acheter. Les chutes elles-memes sont plus classiques que celles qu'on a pu voir precedemment mais vallent bien la visite. On poursuit enfin jusqu'aux chutes de Tad Fane, les plus hautes de la region mais un difficile a observer compte tenu de la vegetation abondante. La derniere etape du jour est une exploitation de the ou on se voit expliquer le processus de sechage des feuilles et ou on peut parcourir les plantations creusees par endroits par les crateres laisses par les bombes americaines. De la, il faut nous rendre a la gare routiere pour nous diriger vers la region des 4000 iles plus au Sud. Bien sur, nous ne manquons pas d'arriver juste assez en retard pour que le tuk-tuk soit deja parti...

S'en suit une course poursuit sur la route pour rattraper le tuk-tuk. Notre guide fait signe au conducteur de s'arreter, on fait nos adieux brievement puis on grimpe tant bien que mal dans le tuk-tuk surcharge. Pendant une courte heure qui me semble interminable, j'attends avec la plus grande impatience que quelques passagers descendent car Garuche et moi nous retrouvons en equilibre precaire sur un banc pose au milieu du tuk-tuk sans avoir la possibilite de poser simultanement les deux pieds par terre a cause du nombre de marchandises posees sur le sol. Heureusement, le moment tant attendu fini par arriver et je peux enfin me precipiter sur une place vacante avec un dossier, comble du luxe ! Alors que la nuit est deja tombee, nous arrivons a Ban Nakasang d'ou nous prenons une pirogue a moteur pour nous rendre a l'ile de Don Khon. On paye la traversee les yeux de la tetes car le batelier applique un tarif de nuit. La courte croisiere est plaisante, malgre l'obscurite, le "capitaine" evite les differents obstacles et debris flottants. Aussitot debarques, nous prenons une chambre dans l'auberge la plus proche. Il nous faudra attendre un long moment notre repas mais un vieil habitant du coin, completement ivre nous fait patienter en nous narrant ses aventures. Un peu plus tard, un Francais arrive une pagaie a la main. Il descend juste de sa pirogue et nous tient compagnie a son tour, nous expliquant qu'il a achete un lopin de terre ici et qu'il comte s'y installer definitivement.

Demain, on se lance a la conquete de l'ile de Don Khon !

 

sheep waterfall

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Publié dans Laos

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