Pas a pas autour de l'Annapurna - Chapitre 3
Ce 28 septembre, on leve les voiles vers le camp de base du lac Tilicho a 7h30. Nous allons enfin monter plus significativement en altitude. Pour s'y preparer, nous suivons les recommandations de Bahlam qui nous preconise des soupes a l'ail apparemment tres efficace pour lutter contre le mal de l'atitude.
De Manang a Khangsar (3774m), le chemin est tranquille mais le soleil nous tient deja chaud. La Grande Barriere, nommees ainsi par Maurice Herzog domine la vallee de ses cimes toutes blanches. On suit la riviere jusqu'a atteindre Khangsar puis l'hotel du lac Tilicho ou on prend le repas. Ensuite nous attend un sentier grandiose, epoustouflant qui domine le Marsgyandi de pres de 400m. Il s'etend d'Est en Ouest, au Sud, on se fait mal a la nuque en contemplant la Grande Barriere et au Nord,on surveille que des rochers ne nous degringolent pas dessus. en effet, on traverse une zone d'eboulement, la pente est tres raide, faite de roc recouvert de poussiere et de cailloux. Parfois s'y dressent de grands rochers aceres toujours solidaires a la paroie malgre l'erosion. C'est un vrai regal de se faufiler au travers d'un tel decor.
On croise une mule egaree sur le sentier. Malgre l'etroitesse de celui-ci, elle parvient tout de meme a faire un demi-tour et nous precede dans la marche jusqu'a ce qu'elle nous laisse passer en se hissant au flanc de la paroie... On se demande bien comment elle va finir. On sort finalement de la zone dangereuse de l'etape juste avant d'atteindre le Tilicho Base Camp a 4150m.
Apres le ceremonial du vidage des sacs, des affaires a secher et des etirements, on vadrouille aux alentours prendre des photos. Une fois le soleil couche, il fait froid et pour la premiere fois, on cumule toutes nos couches de vetement. On discute brievement avec un Allemand, tout droit sorti de la Boheme qui est monte ici sans aucun autre equipement qu'une veste qui attache a son baton de bois lui sert de baluchon... Il est gentil mais on s'interroge. Est-il conscient que demain nous montons a plus de 5000m et qu'on est jamais a l'abris d'un caprice de la meteo ?
Le lendemain, le reveil sonne a 5h. On commande des soupes a l'ail et de l'eau chaude pour preparer nos noodles. Comme on devra repasser au refuge au retour du lac, on y laisse quelques affaires afin de marcher un peu plus leger. On commence par grimper a une butte dont on suit l'arrete jusqu'a attaquer la penter qui mene a Tilicho. Au Sud, la Grande Barriere est plus imposante que jamais, ses glaciers et ses ceracs defient quiquonque d'oser s'y aventurer. Garuche accelere le pas tot dans la montee. Je reste avec Flo avec qui je distance bientot Bahlam, qui peine dans la lacets. La montee est assez raide et avec l'altitude, on a le souffle court. Flo a legerement mal a la tete mais l'ascension se deroule sans accroc. Alors qu'on atteint le plateauet qu'on rattrape le groupe ou s'est joint notre bohemien d'Allemand, on ne peut toujours pas apercevoir le lac. Seuls quelques tout petits etangs sont visibles depuis le sentier qui a cet endroit est borde de pierres dressees. parfois, on entend de sourds craquements resonner au loin, les glaciers travaillent et on comprend pourquoi il est fortement deconseiller de longer le lac par sa rive sud, personne ne survi a plusieurs tonnes de glace sur le coin de la figure. Apres encore quelques minutes de marche, le lac se devoile enfin...
Wahou !!! L'eau est d'un bleu profond magnifique. Le lac s'etend sur plus de 2km de long, sur la partie sud, les glaciers de la Gande barriere qui s'etirent a l'Ouest jusqu'au Tilicho Peak (7134m) se jetent dans l'eau du lac. Nous sommes a 4920m, 1107m au-dessus du lac Titikaka. Bref, pour faire simple, il s'agit du lac le plus haut au monde. On se trouve entoure par de nombreux cairns de pierres auxquels sont attaches des multitudes de drapeaux de priere. Un guide qui conduisait un autre groupe nous congratule, tout le monde se felicite.
Mais Bahlam est encore hors de vue tout comme Garuche. Apres un petit moment, Garuche resurgit avec un grand sourire, il est monte a une butte proche pour passer la barre des 5000m. Bahlam nous rejoint entre temps extenue. Apres s'etre repose, il entame la descente pendant que Garuche descend a la berge du lac et que Flo et moi montons a notre tour a la butte. On se retrouve bientot pres des cairns et on decide d'en batir un auquel Flo attache un drapeau de priere.
La descente jusqu'au camp de base se fait rapidement, la tete dans les nuages dont nous sommes si proches. Tilicho est un endroit exceptionnel. On reste au refuge le temps de refaire nos sacs et de manger un morceau. Pour nous rendre a Kharka ou nous avions dejeune hier, il nous faut a nouveau suivre les meandres du sentier qui se glisse au travers des aiguilles et des zones d'eboulement. Tout comme la veille, cette marche est vraiment grisante. Apres environs 6h30 de marche et un passage sans encombre a 5000m, nous voici arrives a destination. On peut se laver au tuyau d'eau devant la terrasse du gite et deplorer des assiettes pas assez pleines. On s'inquiete un peu du manque de forme de Bahlam et on discute un peu du planning a venir avant d'aller au lit.
Aujourd'hui, l'etape sera tranquille avec seulement 4h de marche. on part donc a 8h passees. Au lieu de revenir a Manang, on va remonter directement vers le Nord en longeant le Thorong Khola. Ainsi, on surplombe d'abord le Marsgyandi et les champs qui s'etendent autour de Manang. On passe un village qui semblait inhabite jusqu'a ce qu'on y croise tout de meme un homme. Il semble qu'il y est plus de betes que d'etres humains ici. Le ruthme de la marche est lent, on monte, on descend et on apercoit fugitivement le Manaslu alors que le Himalchangi qui le cotoie se voit lui epargner par les nuages. Quoiqu'il en soit, on est heureux d'avoir pu poser le regard sur le Manaslu avant que cela devienne impossible une fois le Thorong la franchi.
On passe ensuite dans la vallee ou coule le Thorong khola, les arbres feuillus ont revetus leur parures automnales. Il nous faut traverser la rivere avant de remonter jusqu'a un plateau. De la, la route jusqu'a Yak Kharta est facile et nousy arrivons vers 12h30. On profite donc d'un apres-midi de detente ou on mange, lit et ecrit. Cette journee n'aura pas ete tres riches en emotion apres le lac Tilicho mais nous avons tout de meme ete salue par un aigle. Les derniers que nous avions vu volaient aux alentours de Pisang, il y a maintenant plusieurs jours.
De Manang a Khangsar (3774m), le chemin est tranquille mais le soleil nous tient deja chaud. La Grande Barriere, nommees ainsi par Maurice Herzog domine la vallee de ses cimes toutes blanches. On suit la riviere jusqu'a atteindre Khangsar puis l'hotel du lac Tilicho ou on prend le repas. Ensuite nous attend un sentier grandiose, epoustouflant qui domine le Marsgyandi de pres de 400m. Il s'etend d'Est en Ouest, au Sud, on se fait mal a la nuque en contemplant la Grande Barriere et au Nord,on surveille que des rochers ne nous degringolent pas dessus. en effet, on traverse une zone d'eboulement, la pente est tres raide, faite de roc recouvert de poussiere et de cailloux. Parfois s'y dressent de grands rochers aceres toujours solidaires a la paroie malgre l'erosion. C'est un vrai regal de se faufiler au travers d'un tel decor.
On croise une mule egaree sur le sentier. Malgre l'etroitesse de celui-ci, elle parvient tout de meme a faire un demi-tour et nous precede dans la marche jusqu'a ce qu'elle nous laisse passer en se hissant au flanc de la paroie... On se demande bien comment elle va finir. On sort finalement de la zone dangereuse de l'etape juste avant d'atteindre le Tilicho Base Camp a 4150m.
Apres le ceremonial du vidage des sacs, des affaires a secher et des etirements, on vadrouille aux alentours prendre des photos. Une fois le soleil couche, il fait froid et pour la premiere fois, on cumule toutes nos couches de vetement. On discute brievement avec un Allemand, tout droit sorti de la Boheme qui est monte ici sans aucun autre equipement qu'une veste qui attache a son baton de bois lui sert de baluchon... Il est gentil mais on s'interroge. Est-il conscient que demain nous montons a plus de 5000m et qu'on est jamais a l'abris d'un caprice de la meteo ?
Le lendemain, le reveil sonne a 5h. On commande des soupes a l'ail et de l'eau chaude pour preparer nos noodles. Comme on devra repasser au refuge au retour du lac, on y laisse quelques affaires afin de marcher un peu plus leger. On commence par grimper a une butte dont on suit l'arrete jusqu'a attaquer la penter qui mene a Tilicho. Au Sud, la Grande Barriere est plus imposante que jamais, ses glaciers et ses ceracs defient quiquonque d'oser s'y aventurer. Garuche accelere le pas tot dans la montee. Je reste avec Flo avec qui je distance bientot Bahlam, qui peine dans la lacets. La montee est assez raide et avec l'altitude, on a le souffle court. Flo a legerement mal a la tete mais l'ascension se deroule sans accroc. Alors qu'on atteint le plateauet qu'on rattrape le groupe ou s'est joint notre bohemien d'Allemand, on ne peut toujours pas apercevoir le lac. Seuls quelques tout petits etangs sont visibles depuis le sentier qui a cet endroit est borde de pierres dressees. parfois, on entend de sourds craquements resonner au loin, les glaciers travaillent et on comprend pourquoi il est fortement deconseiller de longer le lac par sa rive sud, personne ne survi a plusieurs tonnes de glace sur le coin de la figure. Apres encore quelques minutes de marche, le lac se devoile enfin...
Wahou !!! L'eau est d'un bleu profond magnifique. Le lac s'etend sur plus de 2km de long, sur la partie sud, les glaciers de la Gande barriere qui s'etirent a l'Ouest jusqu'au Tilicho Peak (7134m) se jetent dans l'eau du lac. Nous sommes a 4920m, 1107m au-dessus du lac Titikaka. Bref, pour faire simple, il s'agit du lac le plus haut au monde. On se trouve entoure par de nombreux cairns de pierres auxquels sont attaches des multitudes de drapeaux de priere. Un guide qui conduisait un autre groupe nous congratule, tout le monde se felicite.
Mais Bahlam est encore hors de vue tout comme Garuche. Apres un petit moment, Garuche resurgit avec un grand sourire, il est monte a une butte proche pour passer la barre des 5000m. Bahlam nous rejoint entre temps extenue. Apres s'etre repose, il entame la descente pendant que Garuche descend a la berge du lac et que Flo et moi montons a notre tour a la butte. On se retrouve bientot pres des cairns et on decide d'en batir un auquel Flo attache un drapeau de priere.
La descente jusqu'au camp de base se fait rapidement, la tete dans les nuages dont nous sommes si proches. Tilicho est un endroit exceptionnel. On reste au refuge le temps de refaire nos sacs et de manger un morceau. Pour nous rendre a Kharka ou nous avions dejeune hier, il nous faut a nouveau suivre les meandres du sentier qui se glisse au travers des aiguilles et des zones d'eboulement. Tout comme la veille, cette marche est vraiment grisante. Apres environs 6h30 de marche et un passage sans encombre a 5000m, nous voici arrives a destination. On peut se laver au tuyau d'eau devant la terrasse du gite et deplorer des assiettes pas assez pleines. On s'inquiete un peu du manque de forme de Bahlam et on discute un peu du planning a venir avant d'aller au lit.
Aujourd'hui, l'etape sera tranquille avec seulement 4h de marche. on part donc a 8h passees. Au lieu de revenir a Manang, on va remonter directement vers le Nord en longeant le Thorong Khola. Ainsi, on surplombe d'abord le Marsgyandi et les champs qui s'etendent autour de Manang. On passe un village qui semblait inhabite jusqu'a ce qu'on y croise tout de meme un homme. Il semble qu'il y est plus de betes que d'etres humains ici. Le ruthme de la marche est lent, on monte, on descend et on apercoit fugitivement le Manaslu alors que le Himalchangi qui le cotoie se voit lui epargner par les nuages. Quoiqu'il en soit, on est heureux d'avoir pu poser le regard sur le Manaslu avant que cela devienne impossible une fois le Thorong la franchi.
On passe ensuite dans la vallee ou coule le Thorong khola, les arbres feuillus ont revetus leur parures automnales. Il nous faut traverser la rivere avant de remonter jusqu'a un plateau. De la, la route jusqu'a Yak Kharta est facile et nousy arrivons vers 12h30. On profite donc d'un apres-midi de detente ou on mange, lit et ecrit. Cette journee n'aura pas ete tres riches en emotion apres le lac Tilicho mais nous avons tout de meme ete salue par un aigle. Les derniers que nous avions vu volaient aux alentours de Pisang, il y a maintenant plusieurs jours.
Publicité