La campagne kazakh... Kaz'ela ne tienne !

Publié le par On va ou ?

On cherche un moyen de passer un peu de temps hors d'Almaty ou nous sommes coinces suite a des problemes avec nos billets pour la Mongolie (ceci fera l'objet d'une note annexe...).

Une fois encore, c'est Yerkin qui nous trouve une solution. Son ami Vitaly qui aimerait faire notre connaissance nous propose de nous preter sa maison a la campagne. Bingo, on accepte avec joie ! Vitaly s'occupe meme de nous trouver le taxi. En ce 11 aout, vos chers moutons vont gambader dans les verts paturages.

On arrive dans sa maisonette une fois la nuit tombee. Vitaly repart pour Almaty et nous commencons a nous installer. Si la maison est tres vetuste et semble etre plus squattee qu'habitee, on est quand meme content d'etaler un matelas moisi sur le sol poussiereux du salon. On se brosse les dents dents au seul point d'eau, un robinet situe derriere la maison, le confort est spartiate mais ca a son charme.

Le lendemain, on se met en route dans le but de faire une randonnee. On croise un homme ivre qui nous abreuve de ses paroles jusqu'a plus soif... Pour faire simple, il nous saoule et pas qu'avec son haleine !
On repart en quete d'un sentier, on decide d'en suivre un au hasard qui nous conduit dans la foret. Premiere montee et Flo derape a cause de la boue. On marche dans les arbres, rien a voir si ce n'est un ecureuil qui nous fuit en prenant tout de meme le temps de nous narguer. Au bout d'un moment, la marche devient un calvaire au milieu des herbes hautes qui cachent un sol plein de trous. Personne ne passe jamais ici... On rebrousse chemin en faisant les accrobates dans la descente, la pluie de la veille a rendu le sol tres glissant. La montagne kazakh est avant tout kaz'gueule.
On jete alors notre devolu sur la colline d'en face ou il nous faut faire un peu d'escalade pour atteindre ce qu'on croyait etre une zone praticable depuis le bas. Il n'en est rien, c'est un nouvel echec.

Par depis on s'arrete manger une pomme alors qu'on voit des gens chercher des champignions.
On decide de suivre la pente de ce qui a sans aucun doute etait une station de ski mais qui on l'espere n'est plus en activite vu l'etat des remonte-pentes. A nouveau, on se fait surprendre par la difficulte de la marche. On a pas l'habitude de circuler hors des chemins battus au sens propre du terme. Trous, pierres instables et insectes aggressifs se cachent dans la vegetation plus epaisse qu'elle ne le laisse voir. On met donc le cap vers la maison apres 4h30 d'errement campagnard.
Tout ceci confirme ce que j'ai toujours pense... "Monter, descendre, ca glisse pareil !" dixit le Genie des alpages... Source fiable s'il en ait.

On se douche a "l'ancienne", au robinet d'eau froide dehors. On fait de l'eau tiede grace a un seau et une bouilloire. On applique la meme technique pour la lessive. On la fait secher dedans sur une corde qui traverse tout de meme trois pieces.
Pour la cuisine c'est assez folklorique egalement. Nous n'avons qu'une bouilloire, une poele et une petite marmite pour preparer nos legumes et nos "rats-violis" kazakhs (sorte de raviolis cuits a la vapeur avec une viande a l'interieur). Pas la moindre gaziniere a l'horizon, juste un four. On se laisse pas abattre pour autant, on bout d'abords les legumes puis les rats-violis. Bien-sur, la marmitte est brulante, on cherche ou la poser pour ne pas bruler la toile ciree. Rein en vue, que faire... A tout hasard je tapotte le dessus du four pour voit s'il est en metal... "Bing, bing" La reponse est oui, Soudain dans un eclair de lucidite Flo et moi nous regardons... Je souleve la paroie superieur du four qui revele... une gaziniere ! Ta ta ta ! Mieux vaut tard que jamais mais de toute facon, la popotte est prete maintenant.
 Apres un gros fourire, on mange, que dis-je, on baffre avec nos calecons en train de secher au-dessus de nos tetes...




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Publié dans Kazakhstan

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